Une ville vivable ne tolère pas des zones abandonnées au deal et à la nuisance. Il faut un sursaut : présence, action, coordination, résultats — pas des discours.
Tout le monde le voit, tout le monde le vit, tout le monde le dit. À Yverdon, l’insécurité explose. Les agressions augmentent, les incivilités deviennent quotidiennes, et des dealers s’installent comme si certaines zones leur appartenaient. Les habitants se sentent abandonnés. Tout le monde le sait… sauf la Municipalité.
Les phrases reviennent partout : « Je n’ose plus passer à la gare le soir. » « Je fais un détour pour éviter certaines rues. » « On se fait insulter pour un rien. » « Les dealers sont là du matin au soir. » « La police arrive trop tard, ou pas du tout. » Ce n’est pas un “ressenti”. C’est un constat.
La gare est devenue un point noir : deal visible, tensions, menaces, rixes, attroupements, toxicomanie laissée à elle-même. Le centre-ville suit la même pente : nuisances, insécurité, commerces qui baissent le rideau, climat de peur. Une ville qui devrait protéger ses habitants les laisse se débrouiller seuls. Et ça, ce n’est plus acceptable.
L’insécurité n’est pas un fantasme. Elle n’est pas une “perception”. Elle n’est pas un ressenti.C’est un échec municipal. Un échec qui coûte cher en termes d’image, de commerce, de confiance et de qualité de vie. Yverdon ne doit plus être une ville où l’on a peur de sortir.
Yverdon doit redevenir, sûre, accueillante, vivable.

