Fermer Zone Bleue : le courage politique, maintenant

Le débat est légitime : réduire l’offre, fixer des conditions strictes, refuser l’effet d’aspiration. L’objectif doit être la sortie de l’addiction — pas l’installation durable d’une scène qui étouffe le centre-ville.

Il y a un malaise profond à Yverdon. Un malaise que beaucoup ressentent — et que la Municipalité minimise. La sécurité se dégrade, les incivilités se banalisent, le centre-ville change de visage… et pas dans le bon sens.

Le problème est simple : on a rendu la ville plus confortable pour les dealers et la consommation de drogue, mais plus difficile pour les familles et les commerces. Trop de monde n’ose plus le dire. Alors je le dis.

ZONE BLEUE : une erreur stratégique qui plombe l’attractivité
L’intention était peut-être louable. Mais sur le terrain, Zone Bleue est devenue un aimant à problèmes :
➡ distribution de matériel de consommation,
➡ accompagnement social perçu comme sans exigences claires,
➡ afflux de consommateurs venus d’ailleurs,
➡ riverains et commerçants à bout,
➡ image dégradée pour notre ville.

Soyons honnêtes : quel touriste, quel investisseur, quel entrepreneur veut d’un centre-ville où la scène de rue prend le dessus ?

Pendant qu’on multiplie les mesures “douces”, les trafiquants comprennent le message : à Yverdon, le risque paraît faible. Et la Municipalité ? Beaucoup entendent des mots, des explications… mais peu d’actions visibles.

M. Weiler (PLR), en charge de la sécurité, répète que la situation est “sous contrôle”. Sous contrôle ? Alors pourquoi tant d’habitants évitent certaines zones ? Pourquoi tant de commerçants parlent de pertes ? Et quand des citoyens se mobilisent, ils ont parfois le sentiment d’être freinés — pendant que les fauteurs de trouble occupent l’espace.

Il est temps de regarder la réalité en face : Zone Bleue attire-t-elle plus de problèmes que de solutions ? Renforce-t-elle le trafic au lieu de l’affaiblir ?

Le débat est légitime : faut-il fermer Zone Bleue ? Ou au minimum réduire fortement l’offre, revoir le concept, fixer des conditions, et refuser d’être le “pôle régional” du crack ?

Une ville a le devoir de protéger ses habitants, pas d’être le point de chute des problèmes des autres communes. Nous devons avoir le courage de fermer zone bleue et de repenser la politique de la drogue. Nous devons mener une politique pour libérer les toxicomanes et non les laisser dans l’esclavage. 

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