Vitrines qui se vident, enseignes qui ferment, rues qui se désertent : le cœur d’Yverdon s’éteint. Entre stationnement punitif, accès compliqué et décisions déconnectées, la ville étouffe ceux qui la font vivre.
Yverdon était une ville commerçante, vivante, accueillante. Aujourd’hui, les vitrines se vident, les enseignes ferment, les rues se désertent. Le centre-ville meurt à petit feu — et la Municipalité regarde ailleurs.
Les causes sont connues : électricité trop chère, fiscalité étouffante, concurrence du commerce en ligne. Mais à cela s’ajoute le pire : une politique locale qui complique tout. Stationnement punitif, accès rendu difficile, places supprimées, restrictions absurdes, normes et paperasse qui découragent. On “réinvente” les rues… et on oublie ceux qui y travaillent.
Ce que les commerçants reprochent le plus, c’est l’indifférence. Une Municipalité qui ne connaît ni leurs marges, ni leurs contraintes, ni la réalité d’une caisse à la fin du mois. Résultat : les clients vont ailleurs — ou commandent en ligne — et le cœur d’Yverdon se vide.
Le commerce local n’a pas besoin de slogans. Il a besoin d’air.
Où est la stratégie économique ? Où est le soutien concret ? Où est le courage politique ?
Sans centre-ville vivant, une ville se dégrade : sécurité, propreté, attractivité, cohésion sociale. Tout est lié. Et ce centre ne mourra pas d’un coup : il mourra d’une succession de “petites décisions”… toujours dans le mauvais sens.Yverdon mérite mieux qu’une ville-musée vide.
Elle mérite un centre vivant, accessible, sûr et populaire — où l’on vient acheter, flâner, se rencontrer. Pas un centre qu’on traverse… en fuyant.

