Accès compliqué, commerces pénalisés : le sabotage du centre-ville

Suppression de places, tarification punitive, plans illogiques, détours interminables : tout converge vers un même résultat. En rendant l’accès plus difficile, on affaiblit l’économie locale et on vide le cœur de la ville.

Il y a des décisions politiques qui relèvent de l’idéologie pure : coupées du terrain, du réel, des besoins quotidiens. À Yverdon, la mobilité est devenue l’exemple le plus frappant de cette dérive.

Ce que vivent les habitants aujourd’hui est simple : plus de bouchons, moins de fluidité, plus de stress, et un centre-ville de moins en moins accessible. Et non, ce n’est pas un “malheureux concours de circonstances”. C’est le résultat d’une politique assumée, pensée… mais totalement déconnectée.

La gare : du cœur de ville au goulot d’étranglement
Une gare, c’est un point névralgique : on doit pouvoir déposer quelqu’un, récupérer un proche, accéder facilement, circuler sans absurdités. À Yverdon, on a fait l’inverse : fermeture du trafic, détours imposés, circulation concentrée sur quelques axes. Résultat : embouteillages matin et soir, usagers exaspérés, commerces pénalisés, et accessibilité compliquée pour les personnes âgées ou à mobilité réduite. On appelle ça une “vision”. Sur le terrain, c’est une galère organisée.

Zones 20 km/h : l’imposition au lieu de la concertation
Ailleurs, on consulte, on mesure les effets, on corrige. Ici, on impose. Des zones 20 km/h apparaissent parfois là où le danger n’est pas avéré, sur des axes utiles, avec une réduction de capacité qui ralentit tout le monde : habitants, artisans, livraisons, services d’urgence. Le message est clair : l’automobiliste n’est plus un citoyen à servir, c’est un problème à punir.

Suppression de voies : des bouchons créés volontairement
Une voie en moins, un rétrécissement, une chicane : partout, la circulation est entravée. Et ce n’est pas neutre. Le but n’est plus d’organiser la mobilité, mais de la décourager : plus de bouchons, moins de voitures, victoire idéologique. Sauf que dans la vraie vie, la mobilité est une nécessité : travail, école, santé, commerces, artisans, familles. On ne vit pas en théorie.

Entraver l’accès, c’est étouffer le centre-ville
Suppression de places, tarification punitive, plans illogiques, détours interminables : si la Municipalité voulait rendre l’accès au centre plus difficile, elle ne s’y prendrait pas autrement. Pendant que d’autres villes facilitent l’entrée pour sauver leurs commerces, Yverdon fait l’inverse. Ce n’est pas de l’écologie : c’est du sabotage économique.

Yverdon a besoin de bon sens : fluidité, accessibilité, solutions réalistes — pas d’expériences idéologiques sur le dos des habitants.

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