Factures d’électricité en hausse : qui protège encore les ménages à Yverdon ?

Retraités modestes, familles, indépendants, PME : l’augmentation pèse sur ceux qui n’ont pas de marge. Et quand un service public devient une source d’angoisse, la question n’est plus technique : elle est politique.

À Yverdon-les-Bains, l’électricité fait partie des factures qui font mal. Très mal. Et ce n’est pas une fatalité technique tombée du ciel : c’est le résultat de choix politiques. Pendant que la Municipalité se félicite de stratégies “durables” et de plans “visionnaires”, ce sont les habitants qui paient — concrètement, chaque mois. Des centaines de francs par an pour des ménages, des milliers pour des PME, un poids énorme pour les commerces et les artisans.

Dans une ville où les familles encaissent déjà la hausse des primes maladie, des loyers, des taxes communales et du coût de la vie, voir l’électricité grimper n’a rien d’anodin. C’est une pression de plus, une charge de trop. Et quand on parle de service public, la première question devrait être simple : protège-t-on la population… ou l’écrase-t-on ?

Sous couvert d’écologie, la politique énergétique est devenue un terrain idéologique plutôt qu’un outil au service des Yverdonnois. Des investissements coûteux, des priorités discutables, et trop peu de réflexes pour amortir le choc sur les ménages. La gauche adore parler de “transition juste”. Mais où est la justice quand un retraité doit choisir entre se chauffer correctement ou réduire ses dépenses essentielles ? Où est la justice quand un commerçant voit sa marge fondre parce que sa vitrine coûte trop cher à éclairer ? Où est la justice quand une famille renonce à des activités parce que la facture prend 40 francs de plus par mois ?

Ce n’est pas une politique sociale. C’est une politique anti-sociale. Car quand l’électricité augmente, ce ne sont ni les élus ni la Municipalité qui trinquent : ce sont les familles de la classe moyenne, les retraités modestes, les indépendants, les artisans, les petites entreprises.

Il faut changer d’approche. Mettre la protection des ménages au premier plan, freiner les hausses, mutualiser intelligemment les coûts, privilégier des investissements utiles et stables, et renoncer aux projets “d’image” qui ne soulagent personne. Une transition qui appauvrit les familles n’en est pas une. La première des politiques sociales, c’est de ne pas mettre les gens à genoux.

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