Une majorité vote un allègement fiscal bienvenu. La gauche annule la décision et refait le match. La démocratie en PLS.
À Yverdon-les-Bains, la fiscalité n’est plus seulement lourde : elle est devenue étouffante. Au moment où les ménages encaissent la hausse des primes, de l’électricité, des loyers et des taxes, la Municipalité refuse obstinément de desserrer l’étau. Et quand une majorité du Conseil communal se prononce pour un allégement fiscal, la gauche violette-rouge fait tout ce qu’elle peut pour neutraliser le résultat.
Nous ne sommes plus seulement face à un problème de finances. Nous sommes face à un problème démocratique.
Lors du dernier débat sur le point d’impôt, j’ai proposé de ramener le taux d’imposition de 75 % à 70 %, soit une baisse de cinq points. Une mesure raisonnable, cohérente, alignée sur la réalité : des familles qui peinent à joindre les deux bouts, des commerçants à bout de souffle, des entrepreneurs découragés, des retraités dont le pouvoir d’achat s’effrite. Une partie déterminée de la droite conservatrice, populaire et nationale m’a soutenu. Le PLR, plus prudent, défendait une baisse d’un seul point. Malgré des différences de dosage, une majorité claire s’est dégagée pour réduire le taux. Une majorité légitime. Un vote valable. Un signal net.
Et pourtant, au lieu d’accepter la décision, le Parti socialiste a contesté le résultat. Son co-chef de groupe, Stéphane Balet, a exigé un nouveau débat au nom d’un prétendu “rééquilibrage”. Soyons sérieux : ce n’était pas un rééquilibrage, c’était une tentative de renverser une décision démocratique parce qu’elle ne convenait pas à la gauche. Chercher un second vote, non par souci de débat, mais par refus du verdict. Ce n’est pas ainsi qu’on respecte les institutions. Dans cette logique, quand la gauche gagne, tout va bien ; quand elle perd, on recommence.
Le message envoyé aux contribuables est glaçant : peu importent vos factures et vos difficultés, la priorité reste de préserver un niveau de dépenses. Pourquoi ce refus de baisser les impôts ? Parce qu’il faut financer une machine administrative devenue trop lourde, maintenir des créations de postes, couvrir des projets idéologiques, et éviter d’avoir à dire non. Pendant ce temps, les entreprises hésitent à s’installer, les commerces ferment, les indépendants s’épuisent, et les familles serrent les dents.
Il existe une autre voie : une fiscalité plus humaine, progressive et responsable, appuyée sur une discipline budgétaire réelle, l’arrêt des dépenses inutiles et un recentrage sur les priorités concrètes — sécurité, économie locale, services essentiels. Une ville prospère ne se construit pas en pressant toujours davantage ceux qui travaillent, mais en leur redonnant de l’air et de la confiance.
Ce qui s’est passé lors de ce vote n’était pas un détail de procédure : c’était un révélateur. Les impôts ne sont pas l’argent de la Municipalité. Ils sont l’argent des citoyens. Et nous continuerons de le rappeler, sans trembler.

