Yverdon prend l’eau : qui a laissé filer les finances ?

Budgets qui gonflent, projets vitrine, charges qui s’empilent : la ville se fragilise et la facture revient aux ménages. À la barre, Pierre Dessemontet a-t-il tenu le cap… ou laissé le navire dériver ?

Il y a des mots qu’il faut oser dire : Yverdon prend l’eau.

Pas à cause d’une fatalité mondiale, ni d’un “tsunami” économique tombé du ciel. Non. Si la barque tangue, c’est d’abord à cause de choix politiques faits ici, chez nous. Et le premier responsable porte un nom : le syndic, le capitaine du navire, M. Pierre Dessemontet.

Un capitaine a un devoir : protéger les finances, tenir le cap, anticiper les risques, refuser les dépenses inutiles, garder l’équilibre. Or, ces dernières années, la Ville a donné l’impression de naviguer sans boussole : budgets toujours plus lourds, marges de manœuvre qui se réduisent, signaux d’alarme minimisés.

Sous la majorité de gauche conduite par Pierre Dessemontet, les charges ont grossi, les engagements se sont empilés, les projets “vitrine” se sont multipliés, et l’addition retombe toujours sur les mêmes : les ménages et les acteurs économiques.

La gauche aux commandes : idéologie d’abord, habitants ensuite

On nous a vendu du “social” et du “durable”, mais on a surtout vu une fuite en avant : administration plus lourde, postes en plus, programmes coûteux, et une pression fiscale qui pèse sur le quotidien. Pendant ce temps, commerçants et classes moyennes encaissent, et la confiance s’érode.

Et le syndic ? Il a suivi le courant. Il a laissé faire — parfois même encouragé — au lieu de jouer le rôle de garde-fou.

Résultat : une ville fragilisée, des finances sous tension, une attractivité qui s’effrite. Et quand l’argent manque, ce sont les vraies priorités qui trinquent : sécurité, entretien, infrastructures, qualité de vie.

Et voilà maintenant le plus indécent : après avoir piloté dans le brouillard, le capitaine annonce qu’il quitte le pont. Ce n’est pas un départ digne. C’est une fuite.

Dans le monde réel, un capitaine assume, reste à bord et répare.
Yverdon mérite mieux. Yverdon mérite une direction solide, courageuse et respectueuse de l’argent public.

Tant que les mêmes continuent, les déficits continueront, la pression fiscale augmentera, et la ville s’enfoncera. Il est temps de changer de cap.